LES ÉCLAIRAGES EQUANIMIA®
« Je manque de confiance en moi »…
mais de quoi parle-t-on vraiment ?
[ Éclairage N° 04.01 ]
- LES ÉCLAIRAGES EQUANIMIA® · N°04.01
Psychologie · Hypnose
12 min de lecture
« Je manque de confiance en moi »… mais de quoi parle-t-on vraiment ?
Quand « manque de confiance en soi » finit par vouloir dire beaucoup de choses
L’essentiel en 30 secondes
Dire « je manque de confiance en moi » peut recouvrir des difficultés très différentes.
Douter de sa capacité à réussir, ne pas parvenir à prendre sa place face aux autres, remettre en question sa propre valeur après un échec ou se montrer très dur avec soi-même ne renvoient pas nécessairement au même problème.
Derrière un même comportement – se taire, éviter, reporter, ne pas oser dire non – les raisons peuvent donc être très différentes.
Et certaines réactions qui nous protègent ou nous soulagent sur le moment peuvent aussi, lorsqu’elles se répètent, nous empêcher de découvrir ce dont nous sommes réellement capables.
Avant de chercher à avoir « plus confiance en soi », la première question pourrait donc être : « qu’est-ce qui se joue réellement pour moi ? »
« Je manque de confiance en moi… »
C’est une phrase que beaucoup de personnes peuvent prononcer. Elle semble assez claire pour que nous pensions immédiatement comprendre ce qu’elle signifie.
Pourtant, prenons une situation très ordinaire :
Vous êtes dans une réunion. Quelqu’un aborde un sujet que vous connaissez bien. Une idée vous vient. Vous pourriez intervenir. Vous hésitez quelques secondes… et vous ne dites rien.
Dix minutes plus tard, quelqu’un formule presque exactement votre idée.
Et là, évidemment, vous vous dites :
« J’aurais dû parler. »
Facile à expliquer : vous manquez de confiance en vous !
Vraiment ?!
Peut-être avez-vous juste douté de votre capacité à défendre votre idée si quelqu’un vous questionnait.
Vous saviez peut-être parfaitement quoi dire, mais n’avez pas osé prendre votre place.
La possibilité de vous tromper devant les autres était peut-être plus difficile à supporter : un échec aurait alors pu devenir quelque chose de beaucoup plus large comme :
« Je ne suis pas à la hauteur ».
Ou peut-être saviez-vous surtout qu’à la moindre maladresse, vous alliez vous la reprocher pendant plusieurs jours.
Le résultat visible est pourtant identique : vous vous êtes tu.
Mais ce qui s’est passé à l’intérieur de vous peut être très différent.
Et c’est là que l’expression « manquer de confiance en soi » commence à devenir un peu trop étroite pour tout ce que nous essayons d’y faire entrer.
Que mettons-nous vraiment derrière
« confiance en soi » ?
Dans le langage courant, « je manque de confiance en moi » peut désigner des situations très différentes : ne pas oser prendre la parole, hésiter avant une décision, avoir peur de se tromper, ne pas réussir à dire non, se sentir déstabilisé par une critique, douter de soi après un échec…
Mais cette expression ne nous dit pas encore ce qui se joue réellement.
Reprenons notre situation de départ :
- Vous pourriez ne pas prendre la parole parce que vous pensez ne pas en être capable.
- Vous pourriez aussi vous sentir parfaitement capable d’expliquer votre idée et vous taire parce que vous craignez de déplaire.
- Ou peut-être est-ce plutôt le regard des autres qui devient difficile à supporter lorsque vous vous trompez.
- Ou encore savez-vous qu’après la moindre erreur, vous allez vous en vouloir longtemps.
Ce ne sont déjà plus tout à fait les mêmes difficultés.
Cette distinction que nous venons de faire intuitivement se retrouve aussi dans la recherche : ce que le langage courant rassemble volontiers sous l’expression « confiance en soi » renvoie en réalité à plusieurs dimensions étudiées séparément en psychologie.
Ainsi, le psychologue canadien Albert Bandura, figure majeure de la psychologie sociale, a notamment développé le concept de sentiment d’efficacité personnelle : il concerne ce que nous croyons pouvoir faire dans une situation ou face à une tâche donnée [1].
Les psychologues Romin Tafarodi et William Swann se sont, eux, intéressés plus largement à l’estime de soi, c’est-à-dire à l’évaluation et à la valeur que nous nous accordons. Ils ont notamment proposé d’en distinguer deux dimensions : le sentiment de sa propre valeur, notamment dans le rapport aux autres, et le sentiment de sa propre compétence [2].
Ces travaux ne conduisent pas à un découpage unique de ce que nous appelons couramment « confiance en soi ». Ils montrent plutôt l’intérêt de ne pas tout regrouper sous une même étiquette.
Pour nous orienter, je vous propose donc quatre questions simples :
- Est-ce que je me crois capable de faire ce que je voudrais faire ? C’est ici que se pose la question de la confiance en soi.
- Je sais ce que je pense, ce que je veux, ce dont j’ai besoin ou ce que je refuse : est-ce que j’arrive à l’exprimer face à l’autre ? Nous sommes davantage du côté de l’affirmation de soi.
- Lorsque j’échoue, suis critiqué ou ne reçois pas la reconnaissance espérée, est-ce seulement ce qui m’est arrivé que je remets en question… ou la valeur que je m’accorde ? La question touche alors davantage à l’estime de soi.
- Lorsque je rencontre une faiblesse, une erreur ou une difficulté, comment est-ce que je me traite ? Nous entrons ici dans la question de la relation à soi, et notamment de ce que le langage courant appelle parfois « amour de soi ».
Ces quatre dimensions ne sont pas indépendantes : elles peuvent se croiser, s’additionner et s’influencer.
Je consacrerai les prochains Éclairages à chacune d’elles. Pour l’instant, l’objectif est simplement de mieux distinguer ce qui peut se cacher derrière ce très général « je manque de confiance en moi ».
Le comportement
ne raconte pas toute l’histoire...
Nous venons de distinguer plusieurs explications possibles derrière un même comportement. Cela entraîne une conséquence très concrète : comprendre ce qui se joue derrière ce que nous faisons permet de mieux savoir sur quoi agir. Le comportement, à lui seul, ne nous donne que trop rarement la réponse.
Ainsi, ne pas dire « Non » ne signifie pas nécessairement manquer d’affirmation de soi. Éviter une situation ne signifie pas nécessairement manquer de confiance. Rechercher l’approbation des autres ne prouve pas davantage une faible estime de soi.
Deux personnes peuvent donc faire exactement la même chose pour des raisons très différentes. Et une même personne peut adopter le même comportement pour des raisons différentes selon les situations.
Le comportement n’est donc qu’un indice, pas un diagnostic.
Pour comprendre davantage ce qui se passe, il faut donc remonter un peu le fil : ce que nous voulions faire, ce que nous avons anticipé, ce que cela aurait signifié pour nous… et ce que nous avons finalement fait.
Une petite expérience : remonter le fil
Essayons de le faire avec une situation qui vous appartient.
À VOUS D’EXPÉRIMENTER
Prenez simplement une situation récente dans laquelle vous vous êtes dit : « J’ai manqué de confiance en moi. »
Il n’est pas besoin de choisir un grand problème de votre vie. Une conversation, un appel repoussé, une demande que vous n’avez pas formulée ou une opinion que vous avez gardée pour vous suffisent largement.
Puis reprenez-en le fil à travers quatre questions.
1. « Qu’est-ce que je voulais faire ? »
Essayez de décrire une action concrète : parler, demander, refuser, essayer, appeler…
2. « Qu’est-ce que j’ai imaginé qui pourrait arriver si je le faisais ? »
Revenez quelques secondes avant le moment où vous avez renoncé. Que prévoyiez-vous ?
3. « Et si cela était arrivé, qu’est-ce que cela aurait signifié pour moi ? »
Essayez d’aller juste un cran plus loin.
C’est souvent en faisant ce petit pas entre par exemple « j’avais peur de me tromper » et « voilà ce que cela aurait signifié pour moi » que l’histoire devient intéressante.
Peut-être craigniez-vous de ne pas réussir, la réaction de quelqu’un, le jugement des autres, ce que ce jugement aurait pu confirmer à vos propres yeux, votre réaction envers vous-même… ou complètement autre chose.
4. « Qu’est-ce que j’ai finalement fait, et qu’est-ce que cela m’a apporté immédiatement ? »
Peut-être avez-vous évité, reporté, accepté alors que vous vouliez refuser, gardé le silence, cherché à vous justifier ou préparé encore et encore.
Puis regardez simplement ce que cette réaction vous a apporté sur le moment : du soulagement, la fin d’une hésitation, l’évitement d’un conflit, d’un risque, d’un jugement…
Gardez simplement cette réponse en tête. Nous allons y revenir, car ce que votre réaction vous a apporté sur le moment peut vous aider à comprendre pourquoi elle s’est installée… et pourquoi elle peut parfois se répéter.
Nos comportements ont parfois de bonnes raisons d’exister
Supposons que vous ayez évité de prendre la parole parce que vous doutiez de votre capacité.
À cet instant, vous vous êtes peut-être senti soulagé.
Pas de question difficile… Pas de risque d’hésiter… Pas de regard à affronter.
Votre comportement a donc pu remplir une fonction parfaitement compréhensible : vous protéger, à cet instant, d’une situation que vous anticipiez comme difficile.
Et cette logique ne date pas nécessairement d’aujourd’hui. Certains comportements ont pu s’installer plus tôt parce qu’ils étaient, dans certaines circonstances, utiles ou protecteurs. Ils peuvent ensuite persister alors même que la situation a changé ou que leur coût est devenu plus important.
Regardons ce qui peut alors se passer :
Cette boucle est volontairement simplifiée. Elle rend visible un mécanisme possible : plus nous évitons une situation, moins nous avons l’occasion de vérifier si ce que nous redoutons se produirait réellement.
L’évitement peut ainsi empêcher certaines de nos anticipations d’être remises à l’épreuve.
Chez certaines personnes, notamment lorsqu’une situation suscite une forte anxiété, un phénomène supplémentaire peut parfois intervenir : notre propre comportement devient lui-même une information : « si j’évite, c’est bien qu’il doit y avoir une raison ». Des travaux expérimentaux ont étudié ce phénomène sous le nom de « behavior as information » [5].
Une anticipation peut ainsi rester intacte, faute d’avoir été réellement mise à l’épreuve. Et parfois, le fait même d’avoir évité peut nous donner une raison supplémentaire de croire que notre crainte était justifiée, contribuant ainsi à la renforcer ou à la consolider.
Les travaux sur le sentiment d’efficacité personnelle montrent justement l’importance des expériences vécues dans l’évolution de ce que nous nous croyons capables de faire [1]. J’y reviendrai beaucoup plus précisément dans l’Éclairage consacré à la « vraie » confiance en soi.
Ainsi, tout cela permet déjà de regarder certains comportements autrement.
Par exemple, au lieu de conclure :
« Pourquoi est-ce que je me sabote encore ? »
Nous pourrions essayer :
« Qu’est-ce que mon évitement essaie de m’éviter ? »
Ce n’est pas tout à fait la même conversation avec soi-même.
Alors, de quoi manquez-vous vraiment ?
Reprenez maintenant la situation que vous avez choisie plus haut.
Si votre difficulté ressemble surtout à :
« Je ne pense pas être capable de faire cela », regardez d’abord où ce doute apparaît.
Est-il présent partout ou seulement dans certaines situations ? Avec certaines personnes ? Dans certains environnements ? Lorsque vous êtes observé ? Lorsque l’enjeu augmente ? À certains moments où vous êtes plus fatigué, stressé ou sous pression ?
Et surtout :
« Qu’est-ce que mes expériences réelles montrent ? »
« Est-ce que je manque effectivement de compétence ou d’expérience ? »
« Ou ce que j’anticipe est-il parfois plus défavorable que ce qui se produit réellement ? »
La confiance en soi pourrait être une piste à explorer.
Si vous pensez plutôt :
« Je sais ce que je voudrais dire ou faire, mais je n’arrive pas à prendre ma place face à l’autre »,
observez ce qui se passe lorsque vous devez demander, refuser, exprimer une préférence, poser une limite ou maintenir un désaccord.
Nous regarderions alors davantage du côté de l’affirmation de soi.
Si votre pensée ressemble à :
« Si j’échoue, cela dira quelque chose de ce que je vaux »,
essayez cette question :
« Qu’est-ce que j’ai besoin d’être, de réussir ou d’obtenir pour continuer à me sentir quelqu’un de valable ? »
La réussite professionnelle ? L’approbation ? Être aimé ? Être utile ? Votre apparence ? Ne jamais décevoir ?
Cette idée que notre sentiment de valeur puisse devenir lié à certains domaines de notre vie a justement été étudiée en psychologie.
Les psychologues américains Jennifer Crocker et Connie Wolfe ont notamment développé le concept de « contingencies of self-worth » (les aléas de l’estime de soi), qui s’intéresse aux domaines auxquels une personne fait dépendre une partie de sa valeur personnelle. Leur modèle montre notamment que l’estime de soi peut varier en fonction des réussites et des échecs dans ces domaines [3].
Cela permet de distinguer deux choses qui peuvent sembler proches, mais qui ne racontent pas du tout la même chose :
« J’aimerais réussir. »
et :
« J’ai besoin de réussir pour continuer à me sentir valable. »
Dans la première, la réussite est un souhait. Dans la seconde, elle devient une condition de la valeur que je m’accorde.
J’approfondirai cette question dans l’Éclairage consacré à l’estime de soi.
Enfin, peut-être savez-vous reconnaître vos compétences et votre valeur, mais découvrez-vous autre chose :
« Quand je fais une erreur, je me parle d’une façon dont je ne parlerais jamais à quelqu’un que j’aime. »
Essayez simplement de repenser à une erreur récente et aux mots que vous vous êtes adressés. Puis imaginez qu’une personne que vous appréciez ait commis exactement la même erreur. Que lui diriez-vous ?
La différence entre les deux réponses ne mesure pas votre « amour de soi ». Elle peut néanmoins nous renseigner sur la manière dont vous entrez en relation avec vous-même lorsque vous êtes en difficulté.
Ce rapport à soi dans les moments difficiles a lui aussi été étudié en psychologie. La psychologue américaine Kristin Neff a consacré une partie importante de ses travaux à l’auto-compassion, et à la façon dont nous réagissons envers nous-mêmes face à nos difficultés et à nos échecs [6].
J’y reviendrai dans un Éclairage dédié, avec des repères plus précis sur l’autocritique, l’acceptation et l’auto-compassion.
Comprendre où agir change déjà la question
Une difficulté apparaît alors avec l’objectif très général :
« Je voudrais avoir davantage confiance en moi. »
Que faudrait-il changer exactement ?
- Si je manque réellement d’expérience, acquérir progressivement des compétences et les mettre à l’épreuve peut avoir du sens.
- Si je sais faire mais n’arrive pas à exprimer une limite face à quelqu’un, apprendre encore davantage sur le sujet que je maîtrise ne résoudra probablement pas le problème.
- Si chaque échec menace la valeur que je m’accorde, accumuler les réussites peut me rassurer. Mais cela peut aussi laisser intacte une question : que se passe-t-il le jour où je ne réussis pas ?
- Et si je suis compétent, capable de m’affirmer et plutôt satisfait de qui je suis, mais que je me maltraite intérieurement à la moindre erreur, chercher encore à améliorer mes performances risque de passer à côté du sujet.
Chercher systématiquement à augmenter quelque chose (davantage de confiance, davantage d’estime, davantage d’assurance) n’est donc peut-être pas toujours la meilleure réponse.
Une fragilité n’est pas automatiquement un problème à résoudre.
Il reste plutôt à regarder ce qu’elle nous empêche réellement de vivre, ce qu’elle nous coûte et ce que nous voudrions voir différent.
Où la boucle pourrait-elle prendre une autre direction ?
Revenez une dernière fois à votre situation de départ.
Vous connaissez maintenant quelques éléments de votre boucle. Vous n’avez pas besoin de tout changer.
À quel endroit pourriez-vous faire quelque chose d’un peu différent ?
- Si vous doutez de votre capacité, peut-être pouvez-vous choisir une action suffisamment accessible pour vous permettre de l’essayer réellement.
- Si vous craignez de déplaire, peut-être pouvez-vous commencer par exprimer une préférence dans une situation où le risque de désaccord ou de déplaire vous semble limité, plutôt qu’attendre le prochain grand conflit pour apprendre à poser une limite.
- Si une erreur devient rapidement « je suis nul », vous pouvez revenir précisément à ce qui a échoué : qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ? Qu’est-ce que cela permet réellement de conclure ? Qu’est-ce qui pourrait être appris ou modifié ?
- Et si votre première réaction est de vous attaquer intérieurement, commencez peut-être simplement par l’entendre, sans chercher tout de suite à la corriger.
Car ce petit déplacement permet déjà de passer de :
« Je manque de confiance en moi. »
à quelque chose de beaucoup plus précis.
Peut-être doutez-vous de votre capacité dans certaines situations ou certains contextes. Peut-être avez-vous du mal à prendre votre place. Peut-être certains échecs atteignent-ils facilement la valeur que vous vous accordez. Peut-être êtes-vous beaucoup plus dur avec vous-même que vous ne le pensiez.
Plusieurs de ces fonctionnements peuvent coexister, et parfois le problème est ailleurs.
Les distinguer ne consiste pas à trouver une nouvelle étiquette à se coller. Cela permet surtout de poser une question plus utile :
« Qu’est-ce qui se passe réellement entre ce que je voudrais faire… et ce que je fais ? »
Cette question sera le point de départ des prochains Éclairages. Nous explorerons successivement la confiance en soi, l’affirmation de soi, l’estime de soi et la relation à soi, avant de prendre un peu de recul sur cette idée devenue très présente qu’il faudrait toujours chercher à s’améliorer.
Prochain Éclairage : qu’est-ce qui construit réellement la confiance en soi ?
ET SI COMPRENDRE NE SUFFISAIT PAS TOUJOURS ?
Vous avez peut-être reconnu plus précisément ce qui se joue pour vous : un doute sur vos capacités, une difficulté à prendre votre place, une estime de soi fragilisée ou une relation à vous-même parfois exigeante.
Le comprendre est déjà important. Mais certains fonctionnements peuvent continuer à se répéter, même lorsque nous en avons compris les raisons.
C’est là qu’un accompagnement peut ouvrir d’autres possibilités : explorer ce qui entretient ces fonctionnements et expérimenter progressivement d’autres façons de réagir.
Chez EQUANIMIA®, l’hypnose et les thérapies brèves permettent d’explorer ce chemin, à votre rythme et à partir de ce que vous vivez.
Repères scientifiques
[1] Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. DOI: 10.1037/0033-295X.84.2.191.
[2] Tafarodi, R. W., & Swann, W. B. Jr. (1995). Self-liking and self-competence as dimensions of global self-esteem: Initial validation of a measure. Journal of Personality Assessment, 65(2), 322–342. DOI: 10.1207/s15327752jpa6502_8.
[3] Crocker, J., & Wolfe, C. T. (2001). Contingencies of self-worth. Psychological Review, 108(3), 593–623. DOI: 10.1037/0033-295X.108.3.593.
[4] Moutoussis, M., Shahar, N., Hauser, T. U., & Dolan, R. J. (2018). Computation in Psychotherapy, or How Computational Psychiatry Can Aid Learning-Based Psychological Therapies. Computational Psychiatry, 2, 50–73. DOI: 10.1162/CPSY_a_00014.
[5] Gangemi, A., Mancini, F., & van den Hout, M. (2012). Behavior as information: “If I avoid, then there must be a danger”. Journal of Behavior Therapy and Experimental Psychiatry, 43(4), 1032–1038. DOI: 10.1016/j.jbtep.2012.04.005.
[6] Neff, K. D. (2003). Self-Compassion: An Alternative Conceptualization of a Healthy Attitude Toward Oneself. Self and Identity, 2(2), 85–101. DOI: 10.1080/15298860309032.
Statut : Éclairage EQUANIMIA® n°4.1 — V1.0
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