L’esprit Equanimia
Derrière une difficulté, un comportement qui se répète ou une réaction que l’on aimerait voir évoluer, il y a toujours une personne, une histoire et une manière singulière de fonctionner.
L’esprit Equanimia part de cette singularité. Il ne s’agit pas de vous faire entrer dans une méthode ou dans une lecture prédéfinie de ce que vous vivez, mais de créer un espace dans lequel nous pouvons observer, explorer et travailler autrement ce qui se joue pour vous.
L’être humain est complexe et aucune approche ne permet, à elle seule, d’en éclairer toutes les dimensions. Chacune apporte un angle de vue, des repères et des possibilités d’exploration différents. Croiser ces regards permet d’enrichir la manière d’appréhender une situation et, lorsque cela est pertinent, d’ouvrir d’autres pistes de travail.
Cette démarche prend en compte ce que vous ressentez, ce que vous percevez, ce que vous avez déjà identifié, mais aussi ces mécanismes plus automatiques qui peuvent parfois continuer à agir en arrière-plan. Il ne s’agit pas de multiplier les méthodes, mais de disposer de plusieurs façons de regarder ce qui se joue, afin de mobiliser celles qui ont du sens pour vous et pour la situation que vous traversez.
L’esprit Equanimia, c’est aussi rechercher progressivement une manière plus stable et plus souple de traverser ce que l’on vit, sans chercher à supprimer ce que l’on ressent ni à tout contrôler.
L’objectif n’est pas de vous changer pour correspondre à un modèle, mais de vous accompagner vers une relation plus souple avec vous-même, avec ce que vous ressentez et avec ce qui vous entoure.
Plusieurs regards pour explorer ce qui se joue.
Davantage de recul pour retrouver de la liberté.
Comprendre ne suffit pas toujours
On peut savoir pourquoi…
et continuer malgré tout à faire,
ressentir ou réagir de la même manière.
Il arrive que nous sachions très bien pourquoi nous réagissons d’une certaine manière. Nous pouvons avoir identifié l’origine d’une difficulté, reconnu un schéma qui se répète, compris ce qui le déclenche… et constater malgré tout que quelque chose continue à se produire de la même façon.
Cette compréhension est précieuse. Elle permet de mettre du sens sur ce que l’on vit, de prendre du recul et parfois déjà de modifier notre regard sur une situation. Mais notre fonctionnement ne repose pas uniquement sur ce que nous savons ou décidons consciemment.
Au fil de notre histoire et de nos expériences se construisent aussi des automatismes, des associations et des façons de percevoir, de ressentir ou de réagir qui peuvent continuer à s’activer sans que nous ayons besoin d’y penser — et parfois alors même que nous souhaiterions faire autrement.
C’est là qu’une autre forme d’exploration peut devenir intéressante : ne plus seulement chercher pourquoi cela se produit, mais s’intéresser à la manière dont cela fonctionne aujourd’hui et à ce qui pourrait permettre à quelque chose d’évoluer.
Accueillir ce qui est, avant de chercher à le changer
Lorsqu’une réaction, une émotion ou un comportement devient inconfortable, le premier réflexe est souvent de vouloir s’en débarrasser. Pourtant, ce qui nous gêne aujourd’hui n’est pas nécessairement apparu sans raison.
Certaines façons de réagir ont pu se construire au fil de notre histoire, parfois pour nous adapter, nous protéger ou répondre au mieux à une situation à un moment donné. Elles peuvent continuer à se manifester alors même que le contexte a changé et qu’elles ne nous sont plus aussi utiles aujourd’hui.
Accueillir ce qui est ne signifie donc ni subir, ni renoncer à changer. C’est commencer par porter un regard différent sur ce qui se passe, sans jugement immédiat, afin de pouvoir l’explorer plutôt que de chercher simplement à le combattre.
Cette posture permet d’aborder le changement autrement : non pas en étant en lutte contre une partie de soi, mais en cherchant à ouvrir d’autres possibilités lorsque les anciennes réponses ne sont plus adaptées.
Ce qui nous limite aujourd’hui
a parfois eu,
à un autre moment,
une raison d’être.
Retrouver davantage de liberté
Changer,
ce n’est pas nécessairement
ressentir autrement.
C’est parfois
pouvoir répondre autrement
à ce que l’on ressent.
Changer ne signifie pas nécessairement devenir quelqu’un d’autre. Il peut simplement s’agir de retrouver davantage de choix dans des situations où certaines réactions semblaient jusque-là s’imposer à nous.
Une émotion peut toujours être présente sans occuper toute la place. Une situation peut rester difficile sans déclencher exactement la même réponse. Un comportement autrefois automatique peut progressivement laisser apparaître d’autres possibilités.
L’enjeu n’est donc pas de rechercher un contrôle permanent sur ce que l’on ressent ou de faire disparaître toute forme d’inconfort. Il s’agit plutôt de pouvoir prendre davantage de recul, retrouver de la souplesse et disposer de plusieurs façons de répondre à ce que l’on traverse.
C’est dans cet espace que peut se retrouver une forme de liberté : ne plus être uniquement conduit par ce qui s’imposait jusque-là, et pouvoir progressivement choisir davantage la manière dont on souhaite avancer.
Une relation avant une méthode
Les méthodes, les outils et les grilles de lecture ont leur utilité. Mais aucune technique ne peut résumer à elle seule la rencontre avec une personne.
Avant de choisir une manière de travailler, il y a donc une relation à construire : un espace dans lequel vous puissiez vous sentir suffisamment en confiance pour exprimer ce que vous vivez, questionner ce qui se passe et avancer à votre rythme.
Cette relation repose pour moi sur l’écoute, la curiosité, le respect et l’absence de jugement. Elle suppose aussi de laisser une véritable place à votre expérience, à vos perceptions et à ce qui émerge au cours de nos échanges.
La méthode vient ensuite au service de ce qui se construit dans cette relation. Elle apporte des possibilités, des repères et des façons de travailler, sans jamais prendre la place de la personne qu’elle est censée accompagner.
La méthode
apporte des outils.
La relation
permet de leur donner
du sens.
Pourquoi
« Equanimia » ?
Inspiré de l’équanimité
Ni indifférence,
ni contrôle permanent :
davantage de stabilité,
de recul et de liberté.
Le nom Equanimia trouve son inspiration dans l’idée d’équanimité : cette capacité à accueillir ce que l’on traverse avec davantage de stabilité et de recul, sans pour autant devenir indifférent à ce que l’on ressent.
Il ne s’agit pas de ne plus éprouver de peur, de colère, de tristesse ou de doute, ni de rechercher un état de calme permanent. Il s’agit plutôt de pouvoir rester davantage en lien avec ce que l’on vit sans être systématiquement emporté par ce qui se présente.
Cette idée rejoint profondément la manière dont j’envisage l’accompagnement : créer les conditions pour que vous puissiez porter un regard différent sur ce que vous vivez, l’accueillir avec moins de jugement, prendre davantage de recul lorsque cela devient possible et retrouver progressivement plus de choix dans la manière d’y répondre.
C’est ce que le nom Equanimia cherche à évoquer : non pas un état idéal à atteindre, mais une direction — celle d’un rapport plus souple, plus stable et plus libre à soi-même et à ce que l’on vit.
Non pas un état idéal à atteindre, mais une direction.
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